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RRPC bulletin – v2 n2 avril 2019

Date
Le volume
2
Nombre
2

Appel à tous les gestionnaires et les groupes d'intendants de rivières!

Ce bulletin vous est offert par le Comité de planification technique du Réseau des rivières du patrimoine canadien (RRPC); il se veut une tribune grâce à laquelle les gestionnaires et les groupes d'intendants des rivières du patrimoine peuvent communiquer leurs bons coups et établir des liens d’un bout à l’autre du Canada. 

Les volumes précédents du Bulletin du RRPC sont disponible sur notre site web.

Watermark: une œuvre d'art inspirée par le fleuve

Watermark de Gerald Beaulieu Photo: Molly Demma
Watermark de Gerald Beaulieu Photo: Molly Demma

Watermark est une œuvre d’art publique créée sur la rive sud du fleuve Saint-Jean, à Fredericton. Elle se veut une représentation visuelle des inondations printanières annuelles ou des crues du fleuve et raconte l’histoire des niveaux d’eau élevés antérieurs.

Cette œuvre est composée d’une rangée de 11 poteaux de bois cuivrés de différentes hauteurs qui créent un motif de crête d’onde. Au sommet de dix des colonnes, l’artiste a gravé des nombres dans de la résine pour indiquer une hauteur en mètre. Lorsque l’eau recouvre le plus petit poteau, cela signifie qu’il s’agit désormais d’une inondation (6,5 m). 

Le poteau central est porteur de l’histoire : diverses années ont été gravées dans le cuivre naturel et placées à la hauteur qu’a atteint l’eau ces années-là. Bien des gens s’y arrêtent lorsqu’ils empruntent le Grand Sentier et se remémorent les inondations antérieures, notamment la grande inondation de 1973.

L’automne dernier, une nouvelle plaque a été installée sur le poteau central de Watermark pour marquer la hauteur impressionnante qu’a atteinte l’eau en 2018 – la plus importante inondation jamais enregistrée.

Watermark a été créée par Gerald Beaulieu, un artiste de l’Île-du-Prince-Édouard. Cette œuvre, commandée par la Ville de Fredericton pour fournir à la collectivité un repère lors des crues annuelles, a été installée sur la rive du fleuve en mai 2016.

Série d’ateliers Des relations qui coulent de source

Joseph Large donne un atelier dans une classe de l’établissement métis Kikino, près de Lac la Biche, AB.  Photo : Keepers of the Athabasca
Joseph Large donne un atelier dans une classe de l’établissement métis Kikino, près de Lac la Biche, AB. Photo : Keepers of the Athabasca

L’association Keepers of the Athabasca a reçu des fonds du Programme de subventions communautaires pour la lutte contre le racisme afin de présenter ses ateliers pour adultes dans les centres d’amitié du Nord de l’Alberta! En voici quelques-uns (offerts en anglais) :

  • Gouvernance de l’eau par les Autochtones : Exploration des conceptions liées à l’eau avant l’arrivée des Européens et des paradigmes actuels, et recherche de la réponse à la question : Peut-il y avoir un modèle de gouvernance de l’eau par les Autochtones au Canada?
  • Étude des traités : Examen du traité se rapportant au territoire où l’atelier a lieu, et discussion proposée sur les perspectives historiques et modernes, et sur la façon dont les dispositions du traité en question ont été respectées et pourraient l’être.
  • Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones : Comparaison entre la Déclaration et les objectifs de développement durable des Nations Unies; les participants à l’atelier se renseigneront par ailleurs sur l’histoire du document au Canada.
  • Action communautaire relative au climat : Dépouillement des observations de la science liée au climat et du savoir autochtone, différence entre le climat et la météo, préparation aux situations d’urgence, programmes d’efficacité énergétique et d’énergie solaire, évaluation de la conception solaire, et demandes de propositions liées à l’énergie solaire. Nous pouvons par ailleurs assurer un suivi et vous aider à planifier votre nouvelle installation solaire, puis à attribuer le marché.
  • Exercice des couvertures de KAIROS : Cet exercice interactif poignant renseigne les participants sur l’histoire des peuples autochtones au Canada.  
  • État du bassin versant : Un cercle d’écoute et de parole où les membres des collectivités peuvent discuter des enjeux qui les préoccupent en ce qui a trait aux bassins versants. 

Afin d’optimiser les retombées de notre travail, nous avons demandé des fonds supplémentaires pour créer un concours de publicité à la radio. Le temps est venu de laisser libre cours à votre créativité! Les publicités gagnantes pourraient passer à la radio pendant six mois.
       Thèmes: 

  1. Comment agir en tant que partenaires d’un traité
  2. Comment vivre en harmonie avec la terre
  3. Comment intégrer, de façon respectueuse, le savoir traditionnel à la science
  4. Comment parvenir à une justice climatique

River

Forum des gestionnaires et des groupes d'intendance des rivières du patrimoine

Vous voulez entrer en contact avec d’autres gestionnaires et groupes d’intendance des rivières qui travaillent au bord des rivières du patrimoine canadien? Joignez-vous au Forum des gestionnaires et des groupes d’intendance des rivières du RRPC sur Facebook!

Nouveau site du patrimoine mondial au Manitoba

 Carte de la site du patrimoine mondial Pimachiowin Aki Photo : Pimaki.ca gracieusement fournie part Ashleigh Hall
Carte de la site du patrimoine mondial Pimachiowin Aki Photo : Pimaki.ca gracieusement fournie part Ashleigh Hall

Le 1er juillet 2018, Pimachiowin Aki, « la terre qui donne la vie », a été désigné site du patrimoine mondial par le Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO. D’une superficie de 29 040 kilomètres carrés, l’aire protégée se trouve dans la forêt boréale, de part et d’autre de la limite entre le Manitoba et l’Ontario, et englobe la rivière Bloodvein, désignée rivière du patrimoine canadien. Des peuples autochtones y ayant vécu depuis plus de 7000 ans, Pimachiowin Aki est reconnu pour la valeur universelle exceptionnelle des caractéristiques culturelles et naturelles qu’on y trouve.

Pimachiowin Aki est un paysage culturel vivant et, encore aujourd’hui, les Anishinaabeg y vivent, y récoltent des ressources et s’y déplacent. L’aire protégée est composée d’un mélange de forêts, de milieux humides, de rivières et de lacs, et abrite de nombreuses espèces comme le caribou des bois, l’orignal, le loup, le carcajou, l’esturgeon jaune, la grenouille léopard et la paruline du Canada.

La désignation du site est le fruit de bien des années de travail réalisé dans le cadre d’un partenariat entre quatre Premières Nations anishinaabe (Bloodvein, Little Grand Rapids, Pauingassi et Poplar River) et les gouvernements du Manitoba et de l’Ontario. Les programmes qui y seront offerts veilleront à protéger le patrimoine culturel, à préserver et à comprendre les écosystèmes et les espèces, à soutenir des économies durables et des initiatives communautaires, et à assurer l’éducation du public et la surveillance. Pour en savoir plus au sujet de Pimachiowin Aki, consultez www.pimaki.ca (en anglais).

L'ADN du courant - Séquençage des rivières pour l’évaluation et la surveillance de l’environnement

Trichoptère © Living Lakes Canada
Trichoptère © Living Lakes Canada

Le Rapport sur les bassins versants du Fonds mondial pour la nature Canada (WWF-Canada) démontre qu’il existe un manque criant de données sur la santé de l’eau douce, malgré les efforts colossaux déployés par des groupes communautaires, les employés et les bénévoles en vue de préserver cette ressource publique vitale. Le projet STREAM (Sequencing The Rivers for Environmental Assessment and Monitoring – séquençage des rivières pour l’évaluation et la surveillance de l’environnement) vise à accroître les données et les connaissances sur les ressources en eau douce du Canada et, ainsi, à améliorer le processus décisionnel. 

Le nouveau partenariat entre le WWF-Canada, Environnement et Changement climatique Canada, Living Lakes Canada, Génome Canada ainsi que Mehrdad Hajibabaei, de l’Université de Guelph, apportera les technologies du XXIe siècle sur le terrain. La force des technologies liées à l’ADN environnemental sera jumelée aux groupes communautaires d’un océan à l’autre, ce qui permettra d’analyser rapidement les échantillons et d’obtenir des données sur les invertébrés benthiques.     

Le méta-codage à barres moléculaire de l’ADN environnemental (ADNe) combine l’identification par ADN et le séquençage automatisé de cet ADN pour générer des données sur la biodiversité des macroinvertébrés benthiques d’eau douce, ces petits animaux vivant au fond des rivière et des ruisseaux. Les changements observés au profil génétique de ces invertébrés peuvent servir d’indicateurs de la qualité de l’eau, notamment de la pollution et d’autres facteurs de stress environnementaux.

Larves de trichoptère © Living Lakes Canada.

Si on les compare aux méthodes de surveillance actuelles, qui peuvent être à la fois lentes et coûteuses, les technologies de l’ADNe ont le potentiel de générer des données plus précises sur la biodiversité et ce, plus rapidement et à moindre coût. Ces données résultant de la biosurveillance fondée sur l’étude de l’ADN permettront une meilleure évaluation, planification et prise de décisions dans les domaines de l’environnement et de la législation qui s’y applique. Cela s’avère essentiel dans le contexte actuel, marqué par une pression grandissante sur les écosystèmes d’eau douce du Canada, en raison de facteurs tels que l’augmentation de la population, les activités agricoles, les changements climatiques et les développements liés à l’exploitation des ressources.

Heather Crochetiere utilise un filet troubleau © Catherine Paquette

Bien que plusieurs groupes communautaires aient déjà recours à la biosurveillance afin de comprendre et gérer les impacts de projets d’exploitation des ressources (mines, barrages hydroélectriques, entreprises du domaine énergétique, etc.), l’accès à des techniques fondées sur l’évaluation du génome dans l’étude de la santé des bassins versants accroîtra la portée et l’impact des programmes de surveillance communautaire actuels, ce qui débouchera sur des données plus rapides et plus précises permettant la prise de décisions éclairées.

WWF-Canada et ses partenaires sont actuellement à la recherche de groupes communautaires avec lesquels collaborer dans le cadre du projet. S’il s’agit d’un projet qui pourrait intéresser votre groupe ou si vous souhaitez obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec Catherine Paquette (cpaquette@wwfcanada.org).

Le sondage le prouve...

L’hiver dernier, nos gestionnaires et nos groupes d’intendance des rivières du patrimoine canadien vous ont fait remplir un sondage pour mieux vous connaître et découvrir la manière dont vous voulez participer au Réseau des rivières du patrimoine canadien. Les résultats ont été analysés. Cliquez ci-dessous pour découvrir les principaux domaines que vous avez ciblés pour apporter votre aide aux gestionnaires des rivières dans la gestion de leur rivière du patrimoine, et d’autres résultats du sondage. 

Conseil du bassin du Fraser : le bien-être social appuyé par une économie dynamique et soutenu par un environnement sain

En 2017, le Conseil a participé aux célébrations du Réseau des rivières du patrimoine canadien en organisant des croisières en vapeur à aubes sur le fleuve Fraser pour les bénévoles d’organismes communautaires.
En 2017, le Conseil a participé aux célébrations du Réseau des rivières du patrimoine canadien en organisant des croisières en vapeur à aubes sur le fleuve Fraser pour les bénévoles d’organismes communautaires.
En 2018, le Conseil a parrainé l’excursion de deux jeunes avec la Rivershed Society of BC.
En 2018, le Conseil a parrainé l’excursion de deux jeunes avec la Rivershed Society of BC.

Le Conseil du bassin du Fraser (CBF) rassemble les gens pour promouvoir la durabilité dans le bassin du fleuve Fraser et ailleurs en Colombie-Britannique. Qu’est-ce que cela signifie? Pour le Conseil, cela signifie promouvoir la prise de mesures qui contribue à la lutte contre les changements climatiques et à l’amélioration de la qualité de l’air, œuvrer pour assurer la santé des bassins versants et des ressources hydriques, et bâtir des collectivités fortes et résilientes.

Le travail du Conseil est caractérisé par la collaboration. Dans les 22 dernières années, l’organisme à but non lucratif a entrepris des centaines de projets de partenariat et de facilitation, petits et grands. Tout récemment, il a contribué au déploiement d’une infrastructure de recharge des véhicules électriques en Colombie-Britannique ainsi qu’à la promotion des véhicules électriques. Depuis 2014, le Conseil a collaboré avec 50 partenaires à l’élaboration d’une stratégie collective visant à réduire les risques d’inondation dans le Lower Mainland de la Colombie-Britannique.

Le Conseil a contribué à l’animation de plusieurs tables rondes sur les bassins versants en vue d’accroître la coopération sur des sujets de préoccupation. De plus, il gère des programmes pour le Shuswap Watershed Council afin d’améliorer la qualité de l’eau, d’encourager la pratique de loisirs en toute sécurité et de protéger le milieu contre les espèces aquatiques envahissantes. On espère que d’autres projets de gestion collaborative des bassins versants verront le jour au cours des prochaines années, comme il est prévu dans la Water Sustainability Act (loi sur la gestion durable des ressources en eau) de 2016 de la Colombie-Britannique.

Le Conseil est un partenaire fondateur et un administrateur de Salmon-Safe BC, un programme de certification écologique qui reconnaît la gestion améliorée des terres (dans les domaines de l’aménagement urbain et de l’agriculture) et qui vise à optimiser et à bien protéger l’habitat du saumon du Pacifique et la qualité de l’eau dans laquelle il vit.

Bien que le Conseil du bassin du Fraser s’occupe de divers enjeux partout en Colombie-Britannique, il est solidement enraciné dans le bassin. Et la vie n’y est pas un long fleuve tranquille! Le fleuve Fraser a été désigné rivière du patrimoine canadien en 1998 en raison de ses valeurs culturelles et naturelles exceptionnelles ainsi que des vastes possibilités d’activités récréatives qu’il offre. Le Conseil est fier d’avoir appuyé la désignation initiale du fleuve et d’en promouvoir l’importance.

Pour vous renseigner sur le Conseil du bassin du Fraser, consultez  www.fraserbasin.bc.ca (en anglais).

Mountain Equipment Co-op de Vancouver a obtenu la certification Salmon-Safe BC en raison de ses méthodes progressistes d’aménagement des terres. Le Conseil supervise le programme Salmon-Safe BC.
Mountain Equipment Co-op de Vancouver a obtenu la certification Salmon-Safe BC en raison de ses méthodes progressistes d’aménagement des terres. Le Conseil supervise le programme Salmon-Safe BC. Photos: Fraser Basin council
La table ronde sur le bassin de la Nechako, animée par le Conseil et l’Université du Nord de la Colombie-Britannique, illustre comment les gens peuvent se réunir pour discuter de sujets qui influent sur la santé de leur bassin versant.
La table ronde sur le bassin de la Nechako, animée par le Conseil et l’Université du Nord de la Colombie-Britannique, illustre comment les gens peuvent se réunir pour discuter de sujets qui influent sur la santé de leur bassin versant.

River

Vous souhaitez en savoir plus sur les rivières du patrimoine? 

Le RRPC est heureux d’annoncer le lancement de sa page Web officielle sur le site Web de Parcs Canada! Jetez-y un coup d'oeil!

Présentation d’Ashleigh Hall, présidente du Comité de planification technique du RRPC

Ashleigh Hall

En 2019, c’est au tour du Manitoba d’assurer la présidence du Comité de planification technique (CPT); j’ai donc assumé cette fonction en janvier, après être revenue de mon congé de maternité. Même si j’ai commencé à travailler avec le RRPC en 2010, comme planificatrice étudiante, c’est la première fois que je suis présidente du CPT. Je suis actuellement planificatrice en aménagement de parcs au gouvernement du Manitoba, et m’occuper de projets touchant aux quatre rivières du patrimoine canadien de la province constitue un aspect intéressant et plaisant de mon travail.

En collaborant avec le RRPC, j’ai pris conscience de l’incroyable diversité des cours d’eau au Canada, et je trouve que leur beauté et le rôle qu’ils ont joué dans l’histoire sont très inspirants. Certains des projets auxquels j’ai travaillé récemment pour le RRPC m’ont donné l’occasion d’établir des relations avec de nombreuses collectivités autochtones du Manitoba qui entretiennent des liens avec ces rivières. J’ai bien hâte de voir fleurir ces relations, et j’espère que le présent bulletin vous incitera à faire de même.