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Rivière Sainte-Croix

Désignée


Province
Nouveau-Brunswick
Length
185km

Carte de l'histoire

Chaque carte narrative d’une rivière du patrimoine canadien comporte diverses représentations visuelles de données géospatiales, du texte, des photos, des vidéos et des liens externes.

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Patrimoine naturel

La désignation met en évidence le fait que la rivière Sainte-Croix offre une représentation de la géologie du Canada atlantique, de ses espèces végétales rares, de l’habitat du pygargue à tête blanche et du balbuzard pêcheur, et des importants gisements fossilifères à l’échelle de la province.

Patrimoine culturel

Le lien millénaire de la Sainte-Croix avec les Premières Nations contribue à sa désignation comme rivière du patrimoine canadien. Les Peskotomuhkati et d’autres Premières Nations ont vécu le long de la rivière pendant plus de 4 000 ans.

L’histoire remarquable de la rivière comprend aussi le premier établissement européen en Amérique du Nord, au nord de la Floride, soit celui de l’île Sainte-Croix (à l’embouchure de la rivière) par Samuel de Champlain en 1604.

La désignation reconnaît aussi l’association de la rivière avec l’industrie du bois d’œuvre au 19e et au début du 20e siècle, ainsi qu’avec le déploiement du chemin de fer dans la région.

Patrimoine récréatif

La rivière Sainte-Croix est reconnue pour offrir des expériences d’excursions en nature sauvage facilement accessibles pour les pagayeurs et les pêcheurs de tous les niveaux de compétence. On trouve des sites de camping tout au long de la rivière.

La rivière se situe à la frontière internationale du Canada, par le Nouveau-Brunswick, et des États-Unis, par le Maine. Depuis 2001, la règle du camping en un seul pays est en vigueur, de sorte que les pagayeurs ne peuvent mettre pied à terre que dans le pays où ils commencent et terminent leur périple. On leur conseille de se familiariser avant leur départ avec les exigences canadiennes et américaines en matière de déclaration maritime.

Fait intéressants

Les noms des sites de camping et les « rides » (soit les bûches et les cercles qui demeurent sur le lit de la rivière) témoignent de la riche histoire de la rivière relative à l’industrie du bois d’œuvre. Le voyageur à l’œil aiguisé peut déceler les bornes d’arpentage d’origine qui marquent la frontière canado-américaine.

Gestionnaires de rivières

La rivière est gérée par la Commission internationale de la rivière Sainte-Croix (CIRSC), avec l’appui de la province du Nouveau-Brunswick et l’état du Maine. La CIRSC gère la voie navigable en vertu d’un plan directeur convenu entre les deux pays. Consultez le site Web (en anglais seulement) de la CIRSC pour en savoir plus sur la Commission et sur la rivière Sainte-Croix.

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Désignation

La rivière Sainte-Croix a été désignée en 1991 en raison de ses valeurs naturelles, culturelles et récréatives exceptionnelles, ainsi que pour ses importants habitats qui abritent des espèces végétales et animales rares comme le pygargue à tête blanche et le balbuzard. Territoire du peuple Passamaquoddy et d’autres peuples des Premières Nations depuis plus de 4 000 ans, la rivière a aussi été le lieu d’établissement de la première colonie européenne en 1604.

Success Stories

St. Croix River map

La rivière Sainte-Croix – Un modèle de coopération internationale

La cogestion internationale de la rivière Sainte-Croix est unique en Amérique du Nord. Comme les actions qui influent sur les eaux d’un côté de la frontière canado-américaine peuvent avoir des conséquences importantes de l’autre côté, le gouverneur du Maine et le premier ministre du Nouveau-Brunswick ont mis sur pied la St. Croix International Waterway Commission (en anglais seulement), la commission de la voie navigable internationale de la rivière Sainte-Croix, afin de protéger conjointement cette belle rivière maritime.

Le partage d’une belle rivière

La rivière Sainte-Croix court sur 185 kilomètres de la frontière canado-américaine. Depuis plus de trois décennies, le plan de gestion de cette voie navigable internationale, le St. Croix International Waterway Management Plan (en anglais seulement), oriente les efforts de gestion de cette ressource patrimoniale commune.

Aujourd’hui, les aménagements le long de la voie navigable se font de plus en plus rapidement. Les résidents des deux côtés de la frontière conviennent qu’il faut gérer la Sainte-Croix afin de se préparer au changement plutôt que d’y réagir.

La communication est la clé

La planification de l’avenir dans deux territoires de compétences distincts est un processus compliqué. Comme le souligne Abby Pond, directrice générale de la commission de la voie navigable internationale de la rivière Sainte-Croix, « l’un des aspects les plus complexes de partager un bassin hydrographique international est la communication entre nous ».

La résolution conjointe des problèmes

Dans le but de rapprocher les gens, la commission a organisé une conférence de deux jours sur le thème de la « viabilité du bassin hydrographique de la Sainte-Croix : recherche, partenariats et action ». Des chercheurs, des agences gouvernementales, des résidents et des propriétaires d’entreprises se sont réunis au Huntsmen Marine Science Center pour dresser un plan d’utilisation viable du bassin hydrographique commun. Leurs discussions ont porté sur les sujets suivants : les pêches, la gestion en fonction des écosystèmes, les changements climatiques et les communautés résilientes.

Selon Mme Pond, cette conférence a permis de déterminer les rôles et les responsabilités et a offert aux personnes présentes l’occasion de voir comment elles peuvent travailler ensemble pour régler des problèmes.

Une tradition de planification conjointe

Depuis 1993, année où la commission a préparé son premier plan, les communications sont la clé du succès. Pour accomplir ce plan, les résidents, les usagers et les gestionnaires de la région de la Sainte-Croix sont entrés dans un processus qui dura un an afin d’en dégager un consensus. Le plan d’aménagement qui en est ressorti définit des politiques et des objectifs internationaux. Il tient compte des différences dans les mandats et les structures des gouvernements, ainsi que des capacités changeantes de tous les participants.

Les objectifs mutuels

Par-dessus tout, les partenaires cherchent à protéger et à mettre en valeur le patrimoine naturel et culturel de la voie navigable. Ils font mention des paysages terrestres et marins propres à la rivière; de ses poissons, sa faune, sa forêt et sa végétation; et de la qualité de l’air, de la terre et de l’eau. Ils parlent de son histoire riche, de ses bases économiques et récréatives traditionnelles, et de la qualité de sa vie rurale.

Ils s’entendent aussi pour mieux utiliser les ressources de la rivière, en envisageant de nouvelles pistes de développement récréatif et économique tout en équilibrant la demande accrue sur les terres et les eaux. Les planificateurs tiennent compte des enjeux à long terme et s’engagent à renforcer les partenariats avec le gouvernement et les partenariats public-privé afin de partager de façon plus équitable les avantages et les responsabilités découlant de l’intendance de la voie navigable.

Un récent rapport d’étape conclut que des progrès ont été réalisés dans l’atteinte de tous les objectifs.

Les faits concernant la rivière Sainte-Croix

La rivière Sainte-Croix a été désignée rivière du patrimoine canadien en 1991. Cette désignation repose en grande partie sur le large éventail d’usages récréatifs qu’elle propose, notamment d’excellentes conditions pour le canot, la pêche, le camping et l’observation de la faune.