Margaree

Margaree

margaree river

Patrimoine naturel

La rivière Margaree draine le plus grand bassin hydrographique de l’île du Cap-Breton, traversant les hautes terres pour se déverser dans le golfe du Saint-Laurent. Cette rivière aux eaux claires et froides sert d’habitat au saumon atlantique, au gaspareau et à la truite de mer. Ses rives et ses vallées glaciaires abruptes abritent des espèces rares d’oiseaux et de mammifères, dont le pygargue à tête blanche, le balbuzard pêcheur et la musaraigne de Gaspé.

Dans le bassin de la rivière, la végétation est diversifiée et unique comparativement au reste de la Nouvelle-Écosse. Des érablières à orme existent encore, ainsi qu’une tourbière alcaline et des forêts anciennes où croissent plusieurs espèces végétales rares. Bon nombre des terres irriguées par le bassin hydrographique sont de propriété privée.

La géologie complexe et spectaculaire de l’île du Cap-Breton est visible tout le long du réseau formé par la rivière. On y observe des dolines karstiques, vestiges du supercontinent appelé la Pangée; des failles laissant deviner les collisions continentales qui ont formé la chaîne des Appalaches; ainsi que des vallées en U et en V,  des moraines et des chenaux anastomosés qui sont les effets manifestes de la glaciation.

Patrimoine culturel

Bien qu’elle n’ait pas été désignée pour sa valeur culturelle, la rivière Margaree est empreinte du charme rural de l’île du Cap-Breton et de sa riche histoire. Pour les Mi’kmaqs, « Weekuch » était une source de nourriture et une route de commerce. Des immigrants écossais, irlandais et anglais ont colonisé l’île et la rivière Margaree à la fin du 18e siècle, remplaçant les Acadiens et les colons français déplacés au cours de la lutte pour la propriété des richesses du Canada atlantique. Les descendants de ces peuples occupent toujours la région et perpétuent les métiers traditionnels que sont la pêche, l’exploitation forestière et l’agriculture.

Patrimoine récréatif

Les adeptes de pêche à la mouche affluent dans la région de juin à octobre dans l’espoir de capturer de gros saumons adultes qui font la renommée de la rivière Margaree. Comme la majeure partie des terres sont privées, il est judicieux de se renseigner localement au sujet des fosses à saumon, ainsi que des coutumes et des règles de courtoisie relatives à la pêche. Plusieurs sentiers de randonnée pédestre permettent aux visiteurs de découvrir la vallée en toute sécurité sur la terre ferme.

Les tronçons nord-est et sud-ouest de la rivière Margaree sont navigables en canot pour les pagayeurs de niveau intermédiaire et avancé en quête de rapides tumultueux et de chutes. En aval de la confluence des deux tronçons, les pagayeurs doivent être bien renseignés sur les marées et les vents. Pour sa part, le lac Ainslie convient aux pagayeurs débutants ou intermédiaires.

Qui gère la rivière?

Le bassin hydrographique est géré par la Margaree-Lake Ainslie Canadian Heritage River Society (en anglais seulement) en collaboration avec le ministère de l’Environnement de la Nouvelle-Écosse (en anglais seulement).

Faits intéressants

Le nom de la rivière vient de colons français du 18e siècle qui l’ont appelée « Sainte-Marguerite ».

Photos