Route frontalière des Voyageurs

Route frontalière des Voyageurs

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Patrimoine naturel

La route frontalière des Voyageurs est une chaîne de lacs et de chenaux fluviaux qui délimitent la frontière entre le Minnesota et l’Ontario. Elle coule dans deux directions, le long de la ligne de partage des eaux qui sépare les bassins de la baie d’Hudson et ceux de l’océan Atlantique, sillonnant un milieu sauvage façonné par l’eau et les glaciations. Le paysage est caractérisé par une topographie vieille d’un milliard d’années, unique à la région de Thunder Bay.

L’aire désignée abrite 400 espèces de plantes, dont 13 espèces rares. Des espèces trouvées sur les escarpements des lacs Fowl, au sud et au nord, sont des témoignages d’une autre époque, et sont plus souvent trouvées en régions subarticque, arctique et en zone occidentale montagneuse. Les plus anciens microfossiles de l’Amérique du Nord, vieux de deux milliards d’années, ont été trouvés près des lacs Gunflint et North.

Patrimoine culturel

Véritable autoroute aquatique, la route frontalière des Voyageurs a connu plus de 10 000 ans d’histoire humaine le long de ses rives. Des traces de cette histoire sont présentes dans 124 sites archéologiques connus, qui renferment des pictogrammes et des carrières de taille d’outils paléoindiens, ainsi que dans les portages et les sites de campement utilisés pendant des siècles par les populations indigènes, les Voyageurs, les missionnaires, les explorateurs et les colons. Bon nombre de ces portages et sites de campement sont toujours utilisés aujourd’hui.

Tout au long de la voie navigable, la présence des Anishnaabek (Anishinabeg) est importante et manifeste. La voie navigable s’étend sur deux zones visées par des traités en Ontario : le traité numéro 3 et le traité Robinson-Supérieur (1850); elle borde également l’aire visée par un traité au Minnesota, le traité de 1854. La Première Nation de Lac La Croix se trouve à Lac La Croix, à l’extrémité ouest de la voie navigable, et la bande ojibway de Bois Forte est située au sud et à l’ouest de la voie navigable au Minnesota, tandis que la réserve indienne de Grand Portage, également située au Minnesota, se trouve à l’extrémité est. La voie navigable traverse les territoires traditionnels de ces nations et d’autres collectivités autochtones voisines. Elle renferme des sites de pictogrammes, des sites utilisés comme lieux de rassemblement, comme Table Rock, et d’autres lieux d’importance spirituelle et culturelle pour ces collectivités.

Les sites historiques le long de la voie navigable comprennent des postes de traite des fourrures sur la rivière Pigeon à Lac D’Orignal et à Fort Charlotte ainsi qu’à Grand Portage. Grand portage était l’important centre de commerce des fourrures de la Compagnie du Nord-Ouest dans l’intérieur du Canada, le lieu de « rendez-vous » annuel de 600 à 800 hommes des Brigades des pelleteries du Nord et de Montréal qui se rencontraient pour festoyer et échanger des marchandises. La région est étroitement liée à bon nombre des premiers explorateurs du Canada, notamment Allouez (1666), Du Lhut (1678), de la Noue (1722), La Verendrye (1731), Alexander Henry (1775) ainsi que Frobisher, Fraser, McTavish, Mackenzie et Thompson (1783) de la Compagnie du Nord-Ouest.

Cette région a également été témoin d’importants événements historiques, par exemple les conflits opposant les colonies britanniques d’Amérique du Nord et les États-Unis survenus après la guerre d’indépendance des États-Unis (1776) et le Traité de Paris (1783); le Traité Webster-Ashburton réglant la délimitation des frontières (1842); et la signature ldes Traités Robinson-Supérieur (1850).

Les époques minières (1870–1900), forestière (1820–1930) et ferroviaire (1882–1938) ont toutes laissé leurs marques sur la région de la route frontalière des Voyageurs, mais c’est le tourisme et le plein air qui soutiennent aujourd’hui l’économie locale.

Patrimoine récréatif

La route frontalière des Voyageurs est reconnue à l’échelle internationale pour ses activités récréotouristiques comme la navigation de plaisance, la chasse, la pêche, l’observation d’oiseaux, le camping et le canotage en milieu sauvage. Plus d’un million de personnes visitent la région chaque année; toutefois, les berges sont presque dépourvues de développement, ce qui procure une véritable expérience en milieu sauvage à la portée de la population des grands centres urbains.

Peut-être mieux connue comme destination de canotage en milieu sauvage, la route frontalière des Voyageurs est navigable dans les deux directions et est reliée à 1 450 km de routes de canotage possibles au Canada et à 2 400 km aux États-Unis. Pour obtenir plus d’information, consulter les sites Web suivants :

http://www.canoecountry.com/

http://www.boundarywatersjournal.com/ 

http://www.ontarioparks.com/park/quetico

http://www.ontarioparks.com/park/pigeonriver

https://www.fs.fed.us/visit/destination/boundary-waters-canoe-area-wilderness

Qui gère la rivière?

La Route frontalière des Voyageurs est protégée par la Province de l’Ontario et l’État du Minnesota par l’intermédiaire de différents parcs. Il s’agit des parcs provinciaux Quetico, La Verendrye et Pigeon River, au Canada, et de l’aire de nature sauvage Boundary Waters Canoe (Boundary Waters Canoe Area Wilderness), du monument national de Grand Portage (Grand Portage National Monument) et du parc national des Voyageurs (Voyageurs National Park) aux États‑Unis. La Route frontalière des Voyageurs est gérée par Parcs Ontario, une division du ministère des Richesses naturelles et des Forêts de l’Ontario.

Faits intéressants

La route frontalière des Voyageurs est jalonnée par trois grandes chutes en escalier : les cascades de la rivière Pigeon, dont le dénivelé fait 200 mètres sur à peine plus d’un demi-kilomètre; la chute Partridge, faite de deux parties totalisant 21 mètres de hauteur, et la chute High qui, avec ses 28 mètres, est la plus haute du Minnesota.

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