Bloodvein

Bloodvein

bloodvein pictographs

Patrimoine naturel

La rivière Bloodvein traverse le Bouclier précambrien, une formation massive de roches anciennes sur laquelle repose la majeure partie du continent nord-américain. Elle s’engouffre dans des gorges d’eau vive étroites de moins de 20 mètres ou forme de calmes marais et des petits lacs. La majeure partie de la vie végétale et animale de la Bloodvein a pu évoluer sans perturbation, ce qui permet de jeter un regard scientifique sur un secteur du Bouclier canadien pratiquement dépourvu d’espèces non indigènes. Elle est l’habitat de plusieurs espèces animales qui sont soit rares ou peu communes ailleurs au Canada : le carcajou, le pélican blanc, le cormoran à aigrettes, le pygargue à tête blanche, le balbuzard pêcheur, la chouette cendrée et le caribou des bois. La Bloodvein présente un grand nombre et une diversité étonnante de plantes peu communes, traduisant une forte influence des Prairies et de la région boréale. Elle fait aussi partie de l’une des plus importantes hautes terres boréales du centre du Canada non perturbées.

Patrimoine culturel

La rivière Bloodvein a joué un rôle important dans l’histoire autochtone. Le nom « Bloodvein » semble avoir été utilisé dans un registre de la Compagnie de la Baie d’Hudson tenu en 1818-1819, au poste de la rivière Berens; il peut faire référence aux veines de granite rouge sur le lit de la rivière.

La Bloodvein a été utilisée par les Ojibwés au cours du 18e siècle comme aire de piégeage et, de 1790 à 1821, elle a servi de voie secondaire pour le transport des fourrures. Parmi les plus importantes ressources historiques de la rivière, on compte : des sites archéologiques non perturbés témoignant de la présence de nombreux chasseurs-cueilleurs il y a six millénaires et des pictogrammes remontant aux années 900 à 1200 de notre ère. Cette rivière est toujours importante pour les peuples autochtones qui ont vécu sur ses berges pendant des milliers d’années et qui le font encore aujourd’hui.

Patrimoine récréatif

Les valeurs naturelles exceptionnelles de la Bloodvein, conjuguées à son éloignement et à son état de préservation, offrent au visiteur une expérience extraordinaire en milieu naturel. La présence de centaines de rapides et chutes d’eau, de lacs calmes et de marais où pousse le riz sauvage, et l’abondance de la faune aquatique et terrestre, font de la région un rendez-vous de choix pour les canoteurs et les chasseurs et les pêcheurs sportifs.

La rivière Bloodvein est reconnue pour le canotage en eaux vives. On peut s’y adonner au camping sauvage et à la randonnée pédestre dans deux parcs provinciaux naturels. La rivière offre en outre la possibilité de visiter, en canot, des sites archéologiques qui grouillaient d’activités il y a de cela des millénaires, sans oublier d’admirer les parois de granite veiné de rose sur lesquelles sont peintes en ocre de nombreuses scènes de la vie autochtone préhistorique.

Qui gère la rivière?

La rivière Bloodvein au Manitoba est gérée par Développement durable. En Ontario, elle est gérée par Parcs Ontario.

Les tronçons désignés de la rivière coulent dans le parc provincial Woodland Caribou de l’Ontario et dans le parc provincial Atikaki (en anglais seulement) du Manitoba

Faits intéressants

Le corridor fluvial Bloodvein est un exemple exceptionnel d’un des symboles nationaux canadiens les mieux connus, le Bouclier canadien. Les formations rocheuses, dont le rocher Kenoran vieux de 2 600 millions d’années, y seraient les plus anciennes au Canada.

Le savoir traditionnel autochtone a été intégré à la gestion de la rivière Bloodvein. Pour en savoir davantage à ce sujet, nous vous invitons à lire la section Histoires de réussite.

 

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