Athabasca

Rivière Athabasca

athabasca_rainbow_trout_sampling_photo_by_w_hughson

Patrimoine naturel

Les saisissants attraits naturels du bassin hydrographique de la rivière Athabasca témoignent du développement de la Terre et des interactions de l’eau, du vent et des glaciers qui ont façonné le paysage. Le champ de glace Columbia, le plus grand des Rocheuses, est la source de la rivière Athabasca. Les autres attraits géographiques fascinants comprennent les spectaculaires gorges, comme les passages au pied des chutes Athabasca; les dunes de sable du lac Jasper (portion peu profonde de la rivière); et les grands cônes alluviaux de sable, de gravier et de vase, en aval de l’embouchure des rivières Astoria et Snake Indian.

La rivière est l’habitat de quinze espèces de poissons, dont trois ont été désignées espèces en péril par la province; l’omble à tête plate, la truite arc-en-ciel de l’Athabasca  et le ménomini pygmée. Cinq espèces d’amphibiens se trouvent dans les terres humides adjacentes à la rivière, et des espèces d’oiseaux, comme l’arlequin plongeur et le balbuzard pêcheur vivent ici. Le visiteur chanceux peut y apercevoir le wapiti ou le grizzly, deux des nombreux grands mammifères qui fréquentent les berges de la rivière.

Patrimoine culturel

L’histoire humaine de la rivière Athabasca est riche. Utilisée pendant longtemps par les peuples autochtones, dont les Beaver, Cree, Ojibway, Shuswap, Stoney et Métis, pour les déplacements, la chasse et la pêche, la rivière a joué un rôle essentiel dans le développement du Canada. Pendant plus de cinquante ans, elle a servi de lien principal pour la traite des fourrures entre les districts de Nouvelle-Calédonie et de Colombie et l’intérieur du Canada. La traite des fourrures a aussi amené les Haudenosaunees à l’intérieur des terres.

Thomas l’Iroquois a guidé David Thompson dans le col Athabasca en 1811, créant ainsi la première voie transcontinentale du Canada. Plus tard furent construits deux chemins de fer transcontinentaux dans la vallée de l’Athabasca, le Grand Trunk Pacific et le Canadien du Nord. Grâce à la protection offerte par le parc national depuis un siècle, les premières routes fluviales des commerçants de fourrures et les couloirs de transport terrestre dans la vallée de l’Athabasca sont restés à peu près inchangés depuis cette période.

Après la création du parc national Jasper en 1907, les peuples autochtones n’étaient plus autorisés à chasser, à piéger, à pêcher ni à s’adonner à leurs activités culturelles dans les limites du parc. Le parc a récemment établi des liens avec les peuples autochtones pour les encourager à ramener leurs activités culturelles et traditionnelles dans le paysage.

Patrimoine récréatif

Le corridor de l’Athabasca offre de nombreuses possibilités aux amateurs de plein air. Descentes en canot, en kayak ou en pneumatique permettent aux visiteurs de mettre à l’épreuve leurs compétences en pagaye dans les eaux tumultueuses de la rivière Athabasca. On peut camper près de la rivière dans les deux grands terrains de camping aménagés, Wabasso et Wapiti, et au mont Kerkeslin, ainsi qu’à d’autres terrains de camping plus petits et non aménagés. Plusieurs autres terrains de camping sont situés à quelques minutes de route.

Il est possible de pêcher avec un permis, bien que les eaux rapides et limoneuses rendent la pratique de ce sport plus difficile. De nombreux sentiers et aires de pique-nique permettent aux visiteurs de profiter de la rivière depuis les berges.

Qui gère la rivière?

Le tronçon désigné de la rivière Athabasca est entièrement situé dans le parc national Jasper et est administré par Parcs Canada.

Faits amusants

Au printemps, le sentier Jasper House serpente au milieu d’un fabuleux déploiement de fleurs sauvages et mène à un belvédère en surplomb de la rivière. De l’autre côté de la rivière se trouve l’ancien poste de traite de Jasper House maintenant désigné comme lieu historique national.

Le ménomini des montagnes est l’espèce de poisson la plus courante du tronçon désigné de la rivière Athabasca. Chaque automne, des dizaines de milliers de ces poissons font une longue migration dans le parc pour frayer, et chaque femelle pond de 1 500 à 7 000 œufs avant de redescendre la rivière. Les œufs sont déposés dans des nids de fraie, incubent durant l’hiver et éclosent du début à la fin du printemps. Un de ces poissons étiqueté repêché par le personnel du parc national Jasper avait parcouru une distance de 850 km.

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